[ECRITURE] Un petit chapitre …

Je vous propose un petit aperçu d’une histoire que j’essaie d’écrire. Ce n’est pas du tout le début, mais j’ai essayé de l’écrire pour que ça soit compréhensible. J’espère que ça vous plaira, évidemment c’est une première donc je ne sais pas du tout ce que ça va donner mais voilà, laissez moi votre avis … 🙂 La fin est un peu bizarre, je pense la réécrire je n’aime que moyennement la réaction de Louise mais pour l’instant, je ne la vois pas autrement.


Louise était bien décidée à tirer les choses aux claires. Elle ne croyait pas aux fantômes ni aux esprits, ni en rien de surnaturel. Elle aimait les films d’horreur, ça oui. Tant que ça restait des films. Juste des histoires inventées, faites pour lui faire quelques frayeurs tout au plus. Mais une véritable histoire de fantômes pouvait-elle vraiment exister ? Elle ne pouvait y croire. Pourtant elle devait bien se rendre à l’évidence, il s’était passé quelque chose dans cette tour. Non mais quelle idée ! Quelle personne saine d’esprit s’aventurait dans une tour abandonnée, qui n’est autre qu’une ancienne prison, tout ça pour s’amuser ? Personne… Sauf qu’ils l’avaient fait. Quand Aileen et les garçons lui avaient proposé une balade, elle s’attendait à tout sauf à ça. Mais le résultat était le même. Ses convictions étaient ébranlées et il lui fallait des réponses. Elle était bien décidée à confronter l’homme au Tartan et s’il  n’était pas là, et bien elle analyserait ce foutu livre jusqu’à ce que ses yeux l’aie tellement usé qu’il se décomposerait. Et puis voilà. Elle était déterminée à percer tous ces secrets.

Lorsqu’elle franchit la porte secrète qui donnait sur le jardin, elle sentit une légère brise animer ses cheveux. Elle n’avait jamais remarqué que le temps était légèrement différent, brumeux et humide. Enfin, plus brumeux et humides. Car depuis qu’elle était en Ecosse, elle n’avait pas vu le moindre rayon de soleil mais ici, c’était pire. Les nuages restaient comme accrochés aux statues qui décoraient autrefois ce merveilleux jardin. Aujourd’hui, le jardin était sans dessus dessous. Des statues étaient à terre et recouvertes de mousse, les arbres et les arbustes poussaient aléatoirement au milieu des herbes folles. L’atmosphère était presque surnaturelle.

Louise secoua la tête. Non, l’atmosphère était tout ce qu’il y a de plus normale, humides et pleines de brouillard comme n’importe quel jardin perdu en plein milieu des landes écossaises. Rien d’original. Rien.

  • Héhoooo ? cria-t’elle. Il y a quelqu’un ?

Seul l’écho de ses paroles lui répondit. Pas un bruit, pas un mouvement. Il n’était pas là. Elle aurait dû s’y attendre, ça faisait des jours qu’il ne venait plus. Il n’était plus là pour l’observer durant ses longues heures de lectures, assis sur l’imposante statue représentant un cheval piaffant. La jeune fille décida donc de s’assoir sur ce même cheval espérant secrètement que ce vol de place obligerait l’homme à venir la réprimander comme la première fois. Mais il n’en fut rien. Evidemment. Elle escalada sa monture et s’assit sur la croupe, les pieds ballants dans le vide. Elle ouvrit le livre qu’elle avait emmené avec elle. C’était un très vieux livre. Il s’en dégageait une légère odeur de moisissure caractéristique des vieilles choses. Une odeur que Lou aimait beaucoup. La couverture était dorée et la reliure usée. Elle l’ouvrit délicatement. Et reprit sa lecture.

[…]

Louise referma le livre rageusement. Ce n’était que des sornettes, de vieilles histoires mal racontées qui rappelaient grandement la mythologie romaine. Désespérée, elle s’allongea de tout son long sur la statue et ferma les yeux.

  • Tu es revenue, dit une voix qu’elle ne connaissait que trop bien désormais.

Lou se releva du mieux qu’elle put et se retrouva nez à nez avec l’homme en tartan. Il la regardait avec intensité et ses grands yeux verts la transperçaient. Elle perdait toujours tous ses moyens faces à lui. Surtout aujourd’hui, sachant de quoi elle voulait lui parler.

  • Je pourrais te retourner la remarque, répondit-elle. Tu n’étais plus venu depuis un moment.
  • J’étais là, mais tu n’étais peut être pas disposée à me voir, répondit-il du tac au tac.

Elle en fut toute perturbée. Il ne l’avait pas quitté des yeux. Il s’avança. Ça aurait dû la mettre terriblement mal à l’aise mais elle ne parvenait pas à penser à autre chose qu’à ses yeux. Elle sentit son souffle froid. Beaucoup trop froid. Ca la ramena à la réalité. Il lui devait des explications et elle ne comptait pas se laisser distraire. Elle recula autant que l’encolure en pierre de sa monture le lui permettait.

  • Qui es-tu ? Ou plutôt qu’est-ce que tu es ? Et qu’est-ce que tu racontes ? Tu me dois des explications. Etais- tu dans cette tour ?

Louise était à bout de souffle, toutes ces questions… Elle ne parvenait pas à mettre de l’ordre dans ses idées. Elle n’arriverait jamais à mener l’interrogatoire dont elle aurait rêvé. Un éclat moqueur traversa ses prunelles. Il prit une mine sombre.

  • Tu le sais déjà, sinon tu ne serais pas là. Qui suis-je a ton avis Louise ?

Elle en resta bouche bée, malgré les quelques échanges qu’ils avaient eu, elle ne lui avait jamais donné son nom. Pourtant, il le savait. Il savait beaucoup de chose, elle en était sûre.

  • Je ne peux y croire, murmura- t-elle comme pour elle-même. Puis comment sais-tu mon nom ? dit-elle plus fort.

Il ignora la deuxième question.

  • Tu devrais pourtant, les choses sont plus compliquées que tu ne le crois. Jamais tu n’aurais dû trouver ce jardin. Pourtant tu t’entêtes à revenir encore et encore. Tu joues avec le feu, Louise, ta place n’est pas ici…

Il semblait torturé. Partager entre la vérité qu’il aurait voulu lui dire et celle qu’il allait devoir lui avouer. Il ne pouvait plus la laisser dans l’ignorance. Elle avait déclenché un mal dont elle ignorait encore totalement l’existence et il ne pouvait pas la laisser affronter seul cette menace. Il aurait dû l’ignorer et la laisser gérer ses affaires mais c’était plus fort que lui. Cette jeune fille l’intriguait.

Il était mort, et ce depuis des centaines d’années et pourtant, jamais il ne s’était senti aussi vivant que les fois où elle venait dans son jardin. Avec ses mèches folles et ses tonnes de bouquins, elle passait des heures à lire dans cet endroit où elle n’aurait même jamais du pouvoir se rendre. Ils ne parlaient pas beaucoup quand elle était là, mais Darren l’observait. Elle était jolie. Pas le genre de beauté qu’il y avait à son époque, ses cheveux n’étaient pas assez long et ses tenues fort peu correctes mais elle respirait la fraicheur et la passion.

Il devait tout lui dire, il devait la protéger.

  • Louise, je m’appelle Darren McLeoc et je suis le Laird de ce château. Je suis mort en 1478, dit-il le plus vite possible en es

Il dit ça comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Mais Louise ne pouvait pas concevoir la chose.

  • Ce … Ce n’est pas possible. Si tu étais mort, ça voudrait dire que … tu es …

Elle ne trouva pas la force d’achever sa phrase pourtant, elle savait que c’était la vérité. Il y avait eu tant de preuve mais elle avait préféré fermer les yeux. Pourtant la vérité s’imposait à elle. Mais elle n’était pas prête à l’accepter. Elle laissa tomber son livre et partit à toutes jambes, laissant derrière elle un Darren dépité mais pas surpris et courut jusque dans sa chambre, où elle s’enferma à double tour. Même si elle n’était pas certaine que ça l’empêcherait de traverser la porte. Traverser la porte ? Mais qu’est ce qui lui prenait. Il ne pouvait pas traverser une porte. C’était impossible. Tout ceci était impossible.

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7 commentaires sur « [ECRITURE] Un petit chapitre … »

  1. Je ne trouve pas la réaction de Louise perturbante. Quand on panique on réagit de manière primaire, donc la fuite vers un refuge paraît plutôt pertinente ^^ C’est choquant comme nouvelle quand même.
    En tous cas, il faut essayer d’aller jusqu’au bout !

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  2. Ça semble intéressant! En tout cas, rien qu’à la lecture de ce passage, on a pleins de questions! Ne t’inquiètes pas pour ton écriture, ton style s’affirmera au fil des pages, tu te rendras compte de ce qui te plaît et de ce qui te plaît moins 🙂

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